Les oeufs de Pâques…

Depuis que le vétérinaire a diagnostiqué une sévère arthrite attaquant la patte gauche de Kiwi, ma petite poule hollandaise grise, je sais que, malgré tous les soins que nous avons pu lui donner, elle ne guérira pas.
Mais cette attachante petite poule continue à savourer la vie, à se mêler aux autres, à trotter, voire à galoper sur une patte.
Elle me suit partout lorsque j’entre dans l’enclos, tout comme Neige, qui ne la quitte pas d’une semelle et qui est aussi blanche que sa soeur est grise.

Il n’y a donc aucune raison pour ne pas la laisser vivre tranquillement.
Ma grande inquiétude est cependant de savoir ce que deviendra Neige lorsque Kiwi arrivera en fin de vie.
J’y réfléchis depuis des mois, et j’ai fini par prendre une grande décision.
Je sais que si Neige devait se retrouver seule au milieu de mes Pékin, elle périrait d’ennui.
Les poules hollandaises sont inséparables les unes des autres.
Je sais aussi que je ne trouverai pas facilement une autre poulette de la même race, et que ce sera même impossible en dehors de la période officielle des naissances.
Et je n’ignore pas que si je dois introduire une nouvelle poule dans le poulailler, il ne faut pas qu’elle soit seule, mais qu’elle soit accompagnée d’au moins une autre poulette pour faciliter son entrée.
Ce vendredi, sachant que les poules hollandaises sont très prisées et ne restent jamais longtemps à la vente, j’ai donc rendu visite à la responsable du rayon de l’animalerie où j’ai acheté mes Boulettes, afin de lui demander si je pouvais réserver deux petites hollandaises que j’adopterais dès leur arrivée.
Mission impossible, apparement… il n’y a pas de liste de réservation.
Mais j’ai obtenu d’être prévenue lorsque, peu avant Pâques, les jeunes poulettes arriveraient.

Elles doivent être placées en quarantaine avant d’être vendues, et je serai appelée immédiatement à leur arrivée.
Je n’aime pas du tout l’aspect mercantile de l’histoire.
Vendre ou acheter un animal me met toujours très mal à l’aise… mais je dois passer par là.
Si tout se passe comme je l’espère, je pourrai donc agrandir le petit cheptel, mettant Neige à l’abri d’une solitude trop lourde s’il devait arriver malheur à Kiwi. 
Kiwi qui, soit dit entre parenthèses, est aussi curieuse que sa soeur, et devrait apprécier de voir arriver ces nouvelles copines au printemps!
Espérons que mes Pékin,  si douces mais capables de réactions violentes lorsque de nouvelles poules arrivent, prendront la nouvelle facilement. 
Je compte bien surveiller ma chose pour que tout se passe au mieux!

Martine Péters

 

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