Même si les jours suivant le Nouvel An ont adopté un rythme plus paisible en attendant la reprise du 5 janvier, ils n’ont pas été vides…
Il m’est impossible de ne pas faire allusion au drame qui s’est joué à Crans-Montana, dans la nuit du réveillon.
Je reste très attachée à la Suisse où j’ai passé 40 ans de ma vie.
Découvrir les infos au petit matin, annonçant l’incendie tragique qui a coûté la vie à une quarantaine de personnes, majoritairement des jeunes gens, et en a blessé, souvent gravement, une centaine d’autres m’a bouleversée…
Les mots me font défaut…
Je pense à ces malheureuses victimes, à leurs familles, leurs amis, et à celles et ceux qui ont réussi à sortir indemnes du brasier… marqués à jamais.
Ces nouvelles qui nous arrivent, dans lesquelles nous apprenons quotidiennement les drames de ce monde, les accidents, les souffrances des populations et la folie des responsables, me brisent.
J’évite d’en parler ici pour faire en sorte qu’Ecriplume reste un endroit de paix, de sourire, axé vers ce qui rend la vie plus douce.
Mais l’impuissance qui est la mienne est une véritable douleur…
Vendredi.
Au petit matin, nous découvrons qu’un tapis neigeux recouvre le jardin la route… tout.
L’hiver n’est pas la saison que je préfère, et en voyant la neige, pourtant si belle lorsqu’elle n’a pas encore été foulée, j’ai tendance à ne penser qu’aux soucis qu’elle apporte avec elle.
Mais en voyant Babou s’élancer comme un cabri, courir, puis s’arrêter pour la goûter comme le ferait un enfant, j’ai été à la fois amusée et touchée.
Kali, plus pragmatique, n’est sortie que pour se soulager sans se laisser distraire.
Il faut dire que, trois quarts d’heure plus tôt, elle a été un peu malade.
Aurait-elle profité de sa première sortie matinale pour goûter à ce gâteau neigeux elle aussi, derrière mon dos?
Samedi.
Je retrouve Roxane pour notre premier atelier de l’année.
Elle a mille choses à me raconter, et nous reprenons le fil de nos travaux avec délice…