Mon mot « bête-noire »

Depuis des décennies, je vis un véritable cauchemar avec un mot apparu à la télévision dans les années 70.
Un mot que j’aime bien, qui m’amuse… mais que je suis incapable de retenir « dans le bon ordre ».
Vous le connaissez sans doute aussi… je vous donne un indice!
Il est apparu pour la première fois en 1974, dans l’émission télévisée pour enfants “L’Île aux enfants”, créée par Christophe Izard et diffusée sur l’ORTF puis TF1.
Toujours pas?
Je pense que si je vous dis qu’il désigne le plat préféré de Casimir, le célèbre dinosaure orange, vous aurez reconnu le… gloubi-boulga.
Et j’ai encore dû vérifier pour ne pas en mélanger les syllabes!
Le fait que je sois en indélicatesse avec lui n’est pas très grave en soi: il ne fait pas partie de ceux que j’utilise le plus souvent!
Mais cette semaine, j’ai reçu les fiches Défense du Français éditées par la section Suisse de l’Union de la Presse francophone, dont je fais partie et j’ai découvert que le fameux gloubi-boulga avait droit à sa fiche!
Il est donc passé dans le langage courant pour définir un discours incohérent, désordonné et incompréhensible… très d’actualité depuis quelques mois.
J’ai donc décidé, cette fois, d’aller au bout du sujet pour, qui sait, enfin fixer ce mot dans ma mémoire pour de bon!
Les spécialistes qui se sont penchés sur le sujet expliquent que le mot est construit sur des onomatopées.
Gloubi évoque quelque chose de mou, de liquide ou de gluant, proche de “glou-glou”.
Boulga , lui, rappelle un amas, un mélange indistinct, sans lien avec un mot précis du français courant.
Dans l’émission, le gloubi-boulga est composé d’ingrédients improbables comme de la confiture de fraise, du chocolat, des bananes, de la moutarde et de la saucisse de Toulouse « tiède mais crue ».
Voilà.
Vous savez tout.
A un détail près.
Quand j’ai eu terminé ce texte, je l’ai fait disparaître de l’écran pendant dix minutes avant de tenter de prononcer le mot tel que je l’avais mémorisé.
Très fière de moi, j’ai noté sur un bout de papier… blougi-boulga.
Puis je suis allée vérifier mon résultat avec le mot officiel que je viens de présenter.
Petit moment de déprime!
Je suis passée au Plan B: dès que j’ai un petit moment, je répète en boucle « gloubi-boulga, gloubi-boulga, gloubi-boulga, gloubi-boulga »…
Je vais bien finir par y arriver!
Bon, pour ceux qui ne connaîtraient pas ou pour les nostalgiques, voici une incursion dans le monde de Casimir…

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