Petit excès d’optimisme?

J’estime que quatre jours et demi est une durée de vie largement suffisante pour une grippe.
Donc, en ce début de semaine, je me suis dit: « Lundi… c’est guérit! ».
Et je me suis levée en me consacrant à différentes tâches qu’il fallait accomplir.
Ce n’était pourtant pas grand-chose… mais juste assez pour me présenter exsangue à la table du petit-déjeuner.
Mon beau dynamisme matinal n’a pas fait long feu, stoppé net par une incapacité de respirer normalement, et une fatigue vexante à souhait.
Mon Capitaine, m’a priée d’aller me poser quelque part pour reprendre des forces… et je me suis donc retirée dignement dans mon bureau… ce qui n’était pas forcément plus intelligent.
Entourée de mes Mogwaïs, je me suis donc houspillée mentalement.
A mon âge, ne pas encore avoir compris que les microbes ne se laissent arrêter ni par les frontières ni par les dates du calendrier me laisse penser que je méritais et que je mérite toujours le jugement lapidaire de ma grand-mère à mon égard!
Elle n’aimait pas ce qu’elle appelait les « tire-au-flanc », mais elle pouvait aussi se mettre très en colère si l’on ne prenait pas au sérieux un état de santé manifestement altéré.
Comme j’ai pris très tôt l’habitude de ne pas suivre très à la lettre et suffisamment longtemps les prescriptions « repos au chaud », elle poussait des soupirs en levant les yeux au ciel et en murmurant: « Bon Dieu… faut-il être biesse! »
Ce qui était loin d’être un compliment…

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