Ces derniers jours, j’ai écouté et regardé plusieurs interviews de Gisèle Pelicot.
Tout le monde connaît désormais ce qu’elle a subi.
Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas encore, elle a été droguée par son mari, violée par lui, et livrée par ses soins à cinquante-deux « hommes » pendant des mois.
Le procès, celui de Mazan, s’est tenu et tous les accusés ont été jugés et condamnés.
Dès le début, j’ai été frappée par la dignité et le courage de cette femme.
Un an après la fin du procès, elle publie aujourd’hui un livre, « Et la joie de vivre », coécrit avec une journaliste.
Je l’ai commandé et je le lirai dès son arrivée.
J’en parlerai ici lorsque je l’aurai terminé.
Mais avant même cette lecture, je suis profondément touchée par sa manière de s’exprimer.
Son discours est limpide.
Elle parle avec calme, et même si elle ne lui pardonnera jamais, elle ne renie pas les années passées avec son mari ni l’amour qu’elle lui a porté.
Elle explique que renier tout cela reviendrait à effacer cinquante années de sa propre vie.
Cette phrase m’a marquée.
Il y a dans ses mots une forme de vérité implacable.
Je suis impressionnée par cette dame qui, sans l’avoir cherché, est devenue un symbole pour beaucoup d’autres femmes.
Sa tenue, sa voix, sa façon de rester droite face à l’impensable forcent le respect…