Vous aussi vous n’arrivez pas à vous débarrasser de la grippe?

Tonnerre de Brest! Cette grippe squatteuse et collante m’agace!
Et vous? Ca va?
Si vous partagé la même mésaventure, faisons un petit point.
Vous avez attrapé la grippe il y a deux ou trois semaines, peut-être même plus, et vous avez l’impression qu’elle ne vous lâche pas.
Bienvenue au club.
La fièvre a disparu, les grosses courbatures se sont calmées, mais la fatigue reste bien installée, la toux traîne, la tête fonctionne au ralenti et chaque effort semble coûter deux fois plus cher que d’habitude.
Rassurez-vous, vous n’êtes pas seuls dans ce cas: nous sommes très nombreux à être compagnons de galère.
Renseignements pris, cet hiver, de très nombreuses personnes décrivent exactement le même scénario, y compris des personnes vaccinées et habituellement en bonne santé.
Je l’ai désormais bien compris: la grippe qui circule cette saison est dominée par une forme du virus A(H3N2) particulièrement transmissible.
Sans être une « super-grippe » (voui, elle pourrait être pire, paraît-il…), elle provoque souvent une phase aiguë suivie d’une convalescence plus longue que ce à quoi beaucoup d’entre nous sont habitués.
En clair: le virus peut avoir quitté l’organisme, mais le corps continue de réparer les dégâts, en vaillant ouvrier qu’il est.
C’est ce que les médecins appellent un syndrome post-viral.
Le système immunitaire a été fortement sollicité, les muqueuses respiratoires ont été enflammées, les muscles ont été mis à rude épreuve, et tout cela demande du temps pour revenir à l’équilibre.
Combien de temps? Accrochez-vous, vous n’allez pas aimer la réponse…
Trois semaines de fatigue persistante, parfois même quatre, restent compatibles avec une évolution normale.
Cela ne signifie pas que quelque chose tourne mal, ni que la grippe est encore active, mais que le corps n’a pas fini son travail de récupération.
Ce qui donne souvent l’impression d’une grippe interminable, m’a-t-on dit, c’est la tentation de reprendre trop vite un rythme normal.
Dès que la fièvre tombe, nous recommençons à travailler, à sortir, à courir après le quotidien.
Tssss… mauvaise idée.
Pour l’organisme, la phase critique n’est pas uniquement celle que l’on croit.
Le deuxième combat se poursuit ensuite.
Et s’il n’est pas pris au sérieux, la fatigue s’installe, la toux persiste, l’énergie ne revient pas.
Selon les infirmières qui ont rendu beaucoup rendu visite à mon Capitaine ces jours-ci, la meilleure stratégie reste finalement assez simple, même si elle demande de la patience.
Dormir suffisamment, boire régulièrement, manger correctement, alléger son agenda autant que possible et reprendre les activités très progressivement… sans pour autant se terrer au fond de sa grotte sans bouger.
Pas de performance, pas de rattrapage héroïque, pas de « je serre les dents », mais une reprise en douceur.
Et bien sûr, certains signes alarmants doivent conduire à consulter: une fièvre qui revient, un essoufflement inhabituel, des douleurs thoraciques, une toux qui s’aggrave, ou une fatigue qui devient de plus en plus lourde au lieu de s’améliorer.

La grippe version 2026 n’est pas forcément plus dangereuse que d’autres, mais elle est souvent plus tenace.
Parole de moâ: quand elle nous aura définitivement quittés, nous fêterons son départ!

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