Il y a quelques semaines, un ami m’a parlé de son papa, aujourd’hui décédé.
Dans la conversation, il m’a dit qu’il peignait des aquarelles.
Comme il était assez discret et très modeste sur ce sujet, son entourage savait qu’il peignait, mais sans plus.
Il me les a montrées.
Il m’en a envoyé beaucoup qu’il avait scannée, et j’ai eu un coup de cœur immédiat.
Après y avoir réfléchi, je lui ai proposé d’écrire un ouvrage pour lui et sa famille.
L’idée est simple.
Il s’agit de répertorier les œuvres, de parler de chacune d’elles, et de leur donner la place qu’elles méritent.
Le projet a commencé.
Depuis, je m’efforce de travailler chaque jour sur un tableau.
Je prends le temps de le regarder en profondeur, puis j’écris.
Ce lundi, j’ai rencontré la maman et la soeur de notre ami.
Il me reste encore à voir son frère, et j’aurai rencontré toute la famille.
Juste avant cette rencontre, je travaillais sur un tableau: un lac entouré d’arbres.
La lumière joue avec l’eau de manière très subtile.
J’ai donc écrit mon texte et j’ai laissé passé la nuit avant de le faire parvenir à Mathieu.
Mais, au moment de l’envoyer, j’ai réouvert le fichier du tableau, sans raison précise, juste pour regarder encore une fois l’aquarelle.
Et là, j’ai vu quelque chose que je n’avais pas remarqué jusque là… un cygne.
Il était dans le tableau depuis le début, mais il était intégré dans la lumière, extrêmement discret dans le décor.
Il fallait vraiment être attentif pour le voir…
Je ne sais pas pourquoi j’ai rouvert l’image à ce moment-là, comme si quelque chose m’avait poussée à regarder encore.
J’ai complété mon texte, puis je l’ai envoyé.
Quand nous nous sommes retrouvés pour en parler, j’ai appris que je n’étais pas la seule à ne pas avoir vu certains détails.
Et en particulier celui-là.
D’où une question que nous nous sommes posés: y a-t-il d’autres surprises cachées dans ces tableaux?