Un article récent publié sur Slate, signé Clément Poursain évoque une idée qui peut surprendre, mais qui est prise très au sérieux par certains physiciens.
Depuis plusieurs décennies, ces chercheurs pensent que notre univers ne se limite peut-être pas à ce que chacun voit autour de soi.
En apparence, tout semble simple, trois dimensions d’espace, longueur, largeur, hauteur, auxquelles s’ajoute le temps. Pourtant, cela pourrait n’être qu’une partie de la réalité.
Deux physiciens, Lisa Randall et Raman Sundrum ont proposé en 1999 une théorie qui va plus loin.
Selon eux, notre univers serait comme une sorte de surface, un peu à la manière d’une feuille, plongée dans un espace beaucoup plus grand, avec d’autres dimensions que nous ne percevons pas.
Ces dimensions seraient invisibles, soit parce qu’elles sont trop petites, soit parce que nos sens et nos outils ne permettent pas de les détecter.
Selon eux, cela ne veut pas dire qu’elles n’existent pas, mais qu’elles échappent à l’observation directe.
Cette idée aide les scientifiques à réfléchir à certaines questions encore non résolues, comme le fonctionnement de la gravité ou la structure de l’univers.
Pour le moment, rien ne permet de prouver de manière certaine l’existence de ces dimensions supplémentaires, mais les recherches continuent.
Ce type d’hypothèse montre à quel point la science cherche à aller au-delà de ce qui est visible, en essayant de comprendre une réalité qui pourrait être bien plus vaste que ce que chacun imagine…
Attention: ces travaux s’inscrivent entièrement dans le cadre de la physique, et donc dans une démarche scientifique fondée sur des modèles mathématiques, des hypothèses testables et des observations, même indirectes.
Lorsqu’il est question de dimensions supplémentaires, il ne s’agit pas de mondes mystérieux peuplés d’entités invisibles ou d’un au-delà au sens spirituel, mais de structures possibles de l’univers, que la science tente de décrire avec rigueur.
Le fait que ces dimensions soient invisibles ne les rend pas surnaturelles, cela signifie simplement que les outils actuels ne permettent pas encore de les observer.
Ainsi, beaucoup de phénomènes aujourd’hui bien connus ont été invisibles pendant longtemps, comme les ondes radio ou les bactéries, avant que la technologie permette de les détecter.
Cela dit, ces idées peuvent donner une impression de vertige, car elles montrent que la réalité pourrait être beaucoup plus vaste et complexe que ce qui est directement accessible à l’expérience quotidienne.
Source: Article de Slate