Un jour, il y a déjà fort longtemps, alors que j’assistais aux funérailles de l’une de mes amies très chère, le pasteur, dans son prêche, a dit quelque chose comme « nos vies d’êtres humains ne durent que quelques décennies ».
Dans ce contexte, sa phrase m’a frappée.
Elle a marqué chez moi une prise de conscience encore plus nette sur le fait que la vie est courte.
Consacrer sa vie aux mauvaises personnes ou s’obliger à vivre à rebours de ses propres envies pour satisfaire celles des autres n’est pas une bonne idée…
Le temps ne fait jamais de geste commercial: aucune chance de récupérer quelques années bonus!
Ce qui m’a poussée à faire le meilleur usage possible du quota qui m’est encore imparti.
Avec le temps, j’ai chassé ce qui pouvait être toxique, j’ai veillé à m’entourer de personnes droites et bienveillantes, et je me suis embarquée dans toutes les aventures axées sur le partage, la culture, la découverte et la transmission.
Seuls les livres positifs et riches d’enseignement franchissent les portes de ma bibliothèque.
Les couleurs ont peu à peu remplacé le noir dans ma garde-robe, ne lui laissant plus qu’une place occasionnelle.
Au quotidien, pour comprendre les événements aberrants qui déchirent le monde, je ne suis que des émissions d’actualité réputées pour leur rigueur et le sérieux des intervenants.
Autant dire que cela se traduit par un grand ménage parmi les chaînes d’info continue!
Mais cela écrème ce qui parasite l’esprit…
Depuis… c’est mieux.
Je me suis souvent demandé comment je réagirais lorsque je commencerais à prendre de l’âge… si j’y arrivais.
Ce qui n’est pas, à priori, une tradition familiale.
Et bien, à présent que j’y suis, je suis contente.
Je savoure davantage les cadeaux de la vie, ma tendance à accepter tout ce qui me paraît passionnant ne s’est pas calmée, les amitiés sont toujours aussi belles, aussi tendres.
Et puis, les piliers sont là… mon Capitaine , ma famille, ceux que j’aime, mes Mogwaïs…
Et… l’écriture… la plus fidèle de mes amies, qui m’accompagne depuis que je suis en âge de tenir un stylo.
De temps en temps, quand la nuit tombe et que j’ai le nez en l’air à regarder les étoiles, je lance un merci…
au cas où quelqu’un écoute.