La neuvième planète…

Je l’avoue: quand Pluton a été déclassée, en 2006, parce que les astronomes ont estimé qu’elle n’était pas réellement. une planète, j’ai eu un choc.
Mais c’est ainsi… elle fait aujourd’hui partie des planètes dites « naines ».
Mais le rêve de la fameuse « Planète 9 » devenue le Graal de certains chercheurs, n’a pas été oublié pour autant.

Depuis le début de l’été, un nom revient souvent dans l’actualité scientifique et fait rêver les passionnés d’astronomie. Au Chili, sur le sommet du Cerro Pachón, un télescope gigantesque a commencé à livrer ses premières images, très attendues.
Il s’appelle Vera C. Rubin Observatory et il porte les ambitions les plus élevées de l’astronomie moderne.
Sa mission consiste à photographier l’ensemble du ciel austral à intervalles réguliers, durant plusieurs années, avec une précision inégalée… car il est l’un des instruments les plus puissants jamais construits.
Pourquoi une telle attention autour de lui?
Parce qu’il représente l’un de nos meilleurs espoirs pour démêler cette énigme qui intrigue les chercheurs depuis plus de dix ans.
Plusieurs corps glacés très lointains semblent suivre des trajectoires étranges, comme attirés par une masse invisible. Ce phénomène a donné naissance à une hypothèse: quelque part, au-delà de Neptune, une planète encore non observée pourrait se cacher.
Les astronomes l’ont surnommée Planète 9.
Elle ne serait pas une planète ordinaire, mais un monde massif, peut-être deux fois plus lourd que la Terre, évoluant dans les zones les plus froides et les plus reculées de notre Système solaire.
Aucun télescope actuel n’a encore pu la révéler, trop faible… mais l’arrivée de Vera Rubin change la donne.
En multipliant les prises de vues du ciel, cette machine colossale est capable de repérer les variations de position des objets les plus ténus et de suivre leurs trajectoires dans le temps.
Chaque cliché peut contenir des millions d’informations et permettre la détection de corps jusque-là inconnus.
Depuis ses premières nuits d’observation, l’instrument démontre une efficacité remarquable.
La qualité des images est telle que de nouveaux astéroïdes ont déjà été repérés.
La recherche de la fameuse Planète 9 , elle, demande de la patience, en accumulant des données sur plusieurs années.
Si elle existe, elle finira tôt ou tard par trahir sa présence.
Si aucune trace n’apparaît, les astronomes pourront alors affirmer que l’hypothèse était trop optimiste.
Dans un cas comme dans l’autre, le résultat sera passionnant.
Il s’agit peut-être de l’une des plus grandes aventures d’observation du ciel de notre époque…

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