La corvée…

Lors de ma dernière visite bi-annuelle chez ma doctoresse, elle m’a félicitée pour mes progrès… et m’a annoncé qu’elle souhaitait que j’aille consulter un cardiologue.
Perplexe, je lui ai demandé pourquoi puisque tout allait bien!
Elle m’a donc expliqué qu’il s’agissait d’un contrôle de routine justifié par le fait que les femmes sont désormais plus concernées par les maladies cardiovasculaires que les hommes.
Elle a donc pris rendez-vous pour moi pour la fin du mois.
Premier résultat de cette noble initiative: la perspective de cette consultation a copieusement assombri mon mois d’avril.
J’ai horreur de devoir rendre visite aux médecins spécialistes et de me prêter aux examens qu’ils proposent.
Dire que j’y vais en traînant les pieds est en-dessous de la vérité… et je crois ne pas être la seule dans ce cas-là!
Une semaine avant la visite, j’ai dû retourner au laboratoire pour me prêter au jeu de la prise de sang.
Cela ne faisait pas un mois que j’y étais allée et, en partant, j’avais alors salué le médecin spécialiste des cas compliqués à piquer en lui disant: « Vous pouvez être soulagé: je ne reviendrai pas avant mon prochain rendez-vous, dans six mois! »
Ce matin-là, il m’a accueillie avec un large sourire.
Nos contacts sont toujours très sympathiques et je lui ai expliqué la raison pour laquelle je revenais prématurément.
Il a levé un sourcil en accent circonflexe et m’a demandé si j’avais un souci, ce à quoi j’ai répondu:
– Non, pas du tout. Il s’agit d’une visite de contrôle… qui me crispe à l’avance.
Tout en cherchant une veine suffisamment bien élevée pour se laisser piquer, il a tenté de me rassurer en soulignant la chance que nous avions de pouvoir bénéficier d’une telle prévention, et en ajoutant:
– Et s’il y a un souci, il refait quelques examens, pose un stent et c’est reparti!
Je l’ai regardé en grimaçant: « J’ai bien aimé ce que vous avez dit, jusqu’à la pose d’un stent. J’espère bien ne pas avoir besoin de ce genre de chose! »
La conversation s’est poursuivie, légère et plutôt drôle, avec deux tentatives avant d’obtenir le liquide rouge tant espéré.
Là, je lui ai dit gravement:
– Concentrez-vous bien: je compte sur vous pour que ces analyses soient parfaites, sans la moindre anomalies. Il faut mettre le cardiologue dans de bonnes dispositions à mon égard.
Elle étaient déjà plutôt bien la dernière fois, il n’y aura pas beaucoup d’effort à faire!
Nous nous sommes quittés après que je lui aie dit que, cette fois, il ne me verrait plus avant cinq mois, ce à quoi il a répondu que je pouvais venir chaque semaine si nécessaire!
Hum… oui, mais non… il ne faut pas abuser des bonnes choses, c’est bien connu.
Quatre heures plus tard, les résultats arrivaient par internet… et ils dépassaient mes espérances.
Ne restait plus qu’à me rendre à ce fameux rendez-vous…

par

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *