Depuis quelquestemps, une vieille énigme liée à la Joconde semble avoir trouvé un début de réponse…
Depuis lontemps, spécialistes, historiens de l’art et passionnés tentent de découvrir quel paysage Léonard de Vinci avait placé derrière le visage de son illustre modèle.
Pendant des années, plusieurs hypothèses se sont affrontées.
Certains pensaient reconnaître la ville italienne de Bobbio, d’autres défendaient la province d’Arezzo.
Tous s’appuyaient plus ou moins sur les mêmes éléments visibles dans le tableau, notamment le pont et le chemin qui serpente dans le paysage.
Mais ces indices restaient insuffisants pour trancher véritablement.
Une nouvelle piste vient pourtant relancer l’enquête, comme le relate un article paru dans le Journal des Femmes
Elle est soutenue par Anne Pizzorusso, historienne de l’art mais aussi géologue.
Et c’est justement cette double compétence qui rend son hypothèse particulièrement intéressante.
Selon elle, l’arrière-plan de la Joconde représenterait les environs de Lecco, petite ville italienne située au bord du lac de Côme, en Lombardie.
Pour étayer sa théorie, la chercheuse avance trois éléments précis.
Le premier concerne le plan d’eau visible derrière le modèle.
Il s’agirait, selon elle, du lac de Garlate, un lieu que Léonard de Vinci aurait visité lui-même.
Le deuxième indice est le célèbre pont représenté dans le tableau.
Anne Pizzorusso pense qu’il s’agit du pont Azzone Visconti, construit au XIVe siècle et toujours visible aujourd’hui.
Enfin, l’argument qui semble le plus convaincant aux yeux de la spécialiste concerne les formations rocheuses visibles à l’arrière-plan.
La chercheuse s’est appuyée sur ses connaissances en géologie pour comparer les reliefs peints par Léonard de Vinci avec les montagnes de cette région des Alpes italiennes.
Et selon elle, les formes, les lignes et même les couleurs correspondent étonnamment bien.
Un autre détail renforce cette hypothèse: parmi tous les lieux envisagés jusqu’à présent, Lecco serait le seul à posséder réellement un lac correspondant au paysage visible dans le tableau.
Bien sûr, il ne s’agit pas encore d’une certitude absolue.
Les mystères autour de la Joconde ont la vie dure et les débats ne vont certainement pas disparaître du jour au lendemain.
Mais cette théorie paraît suffisamment solide pour attirer l’attention du monde de l’art.
Et il faut reconnaître qu’en comparant certaines photographies de la région avec le décor peint par Léonard de Vinci, la ressemblance est troublante.
Cinq siècles après sa création, la Joconde continue donc à livrer ses secrets par petites touches.