
Je ne pouvais pas le laisser partir en silence… mais j’avais besoin d’un peu de temps pour lui consacrer un article correct…
David Hockney nous a quittés le 11 juin 2026 à l’âge de 88 ans… et avec lui disparaît l’un des artistes les plus lumineux du XXe et du début du XXIe siècle.
Pour moi, les œuvres de ce peintre semblaient portaient en elles une forme de joie contagieuse.
Né à Bradford, en Angleterre, en 1937, il aura traversé plus de six décennies de création sans jamais perdre sa curiosité, son regard émerveillé sur le monde et son goût de l’expérimentation.
Lorsque l’on pense à lui, les premières images qui viennent souvent à l’esprit sont celles de ses célèbres piscines californiennes.
Des bleus éclatants, des reflets mouvants, une lumière chaude et généreuse… ces tableaux sont devenus emblématiques de son œuvre.
Pourtant, il ne faudrait pas réduire son talent à ces piscines.
Derrière ces images se cachait un artiste d’une extraordinaire diversité, capable de passer de la peinture à la photographie, du dessin traditionnel aux créations numériques réalisées sur iPad, toujours avec la même fraîcheur.
Il avait une manière extraordinaire de regarder les choses ordinaires.
Sous son pinceau tous les sujets devenaient fascinants.
Hockney trouvait de la beauté dans la simplicité.
Ses couleurs vives n’étaient jamais agressives, elles semblaient célébrer la vie.
J’ai toujours aimé cette capacité qu’il avait à transmettre de l’optimisme sans tomber dans la naïveté.
Sa vie n’a pourtant pas été un long ruban paisible.
Il a connu les deuils, les séparations, les difficultés liées à l’âge.
Et malgré cela, son travail est resté profondément tourné vers la lumière.
Ses paysages du Yorkshire, peints lorsqu’il revient régulièrement dans sa région natale, témoignent de cet émerveillement intact devant les saisons, les arbres et les chemins de campagne.
Plus tard, installé en Normandie, il continuera à peindre les changements de la nature avec le même enthousiasme. David Hockney possédait également une qualité inattendue: il n’avait pas peur des nouvelles technologies.
Alors que beaucoup d’artistes de sa génération restaient attachés à leurs habitudes, il s’est passionné pour les outils numériques.
Ses dessins réalisés sur tablette n’étaient pas des curiosités technologiques, ils prolongeaient sa recherche artistique.
Là encore, l’essentiel demeurait le regard porté sur le monde.
Son succès a été immense, ses expositions ont attiré des foules considérables et certaines de ses œuvres ont atteint des prix records.
Et je pense que cela continuera…
Son oeuvre dégage une sensation de clarté, de légèreté et de bonheur visuel dont nous avons besoin.
Sa couleur est un langage universel, et ses œuvres bienfaisantes vont continuer de rayonner.
Ce monsieur a démontré que la curiosité n’a pas d’âge.
Il n’était pas seulement un immense peintre, il était un amoureux de la vie.
Et c’est sans doute cette fraîcheur, préservée jusqu’au bout, qui rend son œuvre si attachante et si intemporelle.
Merci, Monsieur Hockney, vous allez continuer à m’accompagner…




