
Quand il en a envie, mon petit-fils Aurélien, 11 ans, peut être extrêmement rigolo.
Ça a été le cas samedi où, alors que nous étions à table pour le repas du soir, il a perché ses lunettes sur le bout de son nez, ce qui lui donne un petit air intellectuel, et s’est glissé dans la peau du professeur Auréle, nous faisant une conférence sur le Papastralopithèque.
Avec le plus grand sérieux, des mimiques de grand érudit et un ton de spécialiste incontesté des espèces disparues, il nous a présenté les résultats de ses recherches comme s’il s’adressait à un congrès international de paléontologues.
Il était absolument hilarant.
Bien entendu, pour ne pas faillir à mes vieilles habitudes, je me suis empressée d’interviewer ce cher professeur.
Voici donc, fidèlement résumées avec ses propres mots, les principales découvertes de cet éminent scientifique.
Le Papastralopithèque vit dans les arbres et se nourrit essentiellement de petits champignons.
Il pond des œufs… carrés, afin de pouvoir les ranger plus facilement dans sa table de nuit.
Il marche sur quatre pattes de devant et dispose de deux pattes arrière spécialement réservées pour se gratter.
Pour séduire la Mamastralopithèque, le Papastralopithèque se met à grogner et à sauter partout comme un grand taré.
Cette créature absolument incroyable sait faire de la breakdance, sauter à plus de deux mètres de hauteur et est également capable de pratiquer un beatbox de très haut niveau.
Lorsqu’il chasse, il ponctue chacune de ses approches d’un rire diabolique.
Il adore les tomates.
Lorsqu’il pousse son cri, il ne crie pas, il criotte.
Quant à son camouflage, il est particulièrement original puisqu’il ne se cache jamais.
Il préfère tout simplement vous sauter dessus.
Le Papastralopithèque n’hiberne pas.
Cette espèce très rare a été découverte en Suisse, dans les Préalpes valaisannes, par la grande exploratrice Martine Peters, en 1981.
Une fois cette passionnante interview terminée, nous sommes passés dans mon bureau afin de confier à ChatGPT le soin de réaliser le portrait de cet animal extraordinaire, qui, malheureusement, n’a encore jamais pu être photographié. L’illustration a été réalisée d’après les indications très précises du professeur Auréle.
Voici donc au-dessus de cet artice, en exclusivité, le célèbre Papastralopithèque.
Post-scriptum. Mon fils, qui avait lui aussi beaucoup ri en découvrant les incroyables révélations du professeur Auréle, a tout de même demandé à son fils, mi-figue, mi-raisin, s’il était bien conscient qu’il risquait de devoir rentrer tout seul en train pour regagner la Suisse…
Il faut également savoir, et cette information m’a été confiée en primeur par le professeur Auréle lui-même, qu’un spécimen d’Enfantstralopithèque a été découvert tout récemment dans la même région.
Dans un geste d’une générosité scientifique absolument exceptionnelle, le professeur a accepté de nous dévoiler, en exclusivité mondiale, le tout premier portrait connu de cette créature rarissime…
Je tiens à remercier très sincèrement notre invité pour sa confiance et l’apport précieux qu’il a apporté, par ses travaux, à la communauté scientifique et à la culture universelle…
