Nous avons tous notre façon personnelle de subir les grosses chaleurs.
Pour ma part, passé le deuxième ou troisième jour de canicule, je cesse officiellement d’être un être humain.
Deux ou trois détails changent autant dans la perception que j’ai de moi-même que dans ma façon d’aborder les tâches du quotidien.
D’abord, j’ai le sentiment de me transformer en poulet rôti…
Puis vient la deuxième phase de métamorphose.
Je me visualise en pudding gélatineux prêt à pousser son dernier soupir.
Ensuite, il faut batailler pour canaliser mes neurones, sur le point de partir en vacances sans laisser d’adresse.
Quant aux séances de ménages, elles deviennent des épreuves dignes des Hunger Games.
Les amateurs de soleil se font rares, vous avez remarqué?
Mais lorsque l’un d’eux me lance un enthousiaste « Profitons, il fait beau! », je hoche la tête poliment en évitant de réagir.
Parce qu’en période de canicule, économiser son énergie est une excellente raison de ne pas commettre l’irréparable.