Comme chacun de nous, je suis consternée par les terribles incendies qui ravagent actuellement la Gironde, dans le Var, les Pyrénées orientales et les Landes.
Après la forêt de Fontainebleau, c’est une nouvelle blessure qui s’est ouverte sous nos yeux…
Je suis horrifiée par le drame innommable que vivent les habitants contraints d’abandonner leur maison, parfois en quelques minutes seulement.
Certains ont tout perdu…
Je lisais ce matin que 84 pompiers ont été blessés.
C’est insupportable, inacceptable…
J’ai le cœur brisé en pensant à la faune sacrifiée, incapable de fuir les flammes, à cette vie silencieuse qui disparaît sans faire de bruit.
J’ai tout autant de chagrin pour la flore détruite.
Face à un tel désastre, une question me hante, comme elle hante sans doute beaucoup d’entre nous: que risquent réellement celles et ceux qui sont trop souvent à l’origine de ces incendies?
La loi française prévoit des sanctions très différentes selon que le feu est accidentel ou volontaire.
Voici ce que j’ai trouvé…
• Un incendie causé par une simple imprudence peut être puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
• S’il s’agit d’un feu de forêt provoqué par un manquement à une obligation de prudence ou de sécurité, les peines peuvent atteindre deux ans de prison et 30 000 € d’amende.
• Si ce manquement est jugé délibéré, elles peuvent aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.
• Lorsque des personnes sont blessées ou perdent la vie, même si l’incendie était involontaire, les peines sont considérablement aggravées et peuvent aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende.
• Enfin, lorsqu’un incendie est allumé volontairement et qu’il met en danger des personnes ou provoque un dommage irréversible à l’environnement, son auteur encourt jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et 150 000 € d’amende.
Si le feu provoque des blessures graves ou des décès, les peines peuvent être portées à trente ans de réclusion criminelle, voire à la réclusion criminelle à perpétuité dans les cas les plus dramatiques.
En découvrant ces dispositions, je me suis demandé si elles étaient réellement connues de tous.
Et surtout, face à des catastrophes d’une telle ampleur, qui détruisent des vies, des villages, des milliers d’hectares de forêt et une biodiversité irremplaçable, sont-elles encore suffisamment dissuasives?