Naufragés d’internet: cinquième jour!

Jeudi, vendredi, samedi, dimanche et lundi.
Cinq jours.
Cinq jours à vivre sans Internet dans les conditions habituelles.
Et cinq jours qui m’auront permis de mesurer à quel point nous sommes devenus dépendants de cette technologie qui, mine de rien, a pris une place considérable dans nos vies.
Bien sûr, je n’étais pas totalement coupée du monde.
Grâce à nos téléphones portables et au partage de connexion, nous avons pu sauver l’essentiel.
Mais il a fallu jongler, patienter, trouver des solutions de remplacement et renoncer à certaines habitudes.
Car Internet, aujourd’hui, ce n’est plus seulement consulter ses courriels, lire les nouvelles ou flâner sur les réseaux sociaux.
C’est travailler, effectuer des démarches administratives, gérer ses comptes, communiquer, rechercher des informations, envoyer des documents, accéder à ses fichiers, parfois même regarder la télévision ou simplement écouter la radio.
Tout passe par cette connexion devenue si familière que l’on finit par oublier son existence.
Jusqu’au jour où elle disparaît.
Et là, nous découvrons combien de gestes du quotidien en dépendent.
Ce qui prenait quelques secondes devient compliqué, voire impossible.
La moindre tâche demande de l’organisation, de la patience et parfois une bonne dose d’imagination.
On entend souvent dire qu’il faudrait apprendre à se déconnecter, retrouver le plaisir de vivre sans écran, prendre le temps de faire autre chose… et c’est certainement vrai.
Mais il y a une différence considérable entre choisir de se déconnecter et se retrouver privé de connexion sans l’avoir décidé!
Cette petite mésaventure m’apprends au moins une chose: nous avons gagné, grâce à Internet, une liberté et une facilité extraordinaires.
Mais nous avons aussi créé une dépendance dont nous ne mesurons pas toujours l’ampleur.
Comment font ceux qui, par choix ou pas, n’en dispose pas, pour accomplir certaines démarches devenues presque exclusivement numériques?
Le plus inquiétant est de réaliser à quel point notre société a fini par rendre l’utilisation d’Internet pratiquement indispensable.
Et dire qu’il fut un temps, pas si lointain, où nous vivions très bien sans lui!



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