Les secrets des boîtes japonaises

Il existe au Japon un art ancestral appelé Himitsu Bako, créé, pour les uns,  à l’ère Meiji (1868-1912) et, pour les autres, à la fin de l’ère Edo (1603-1867), dans la région d’Akone (préfecture de Kanagawa au sud de Tokyo).
Dans cette région boisée  riche de très nombreuses essences de bois aux couleurs variées, les artisans expert dans la technique du Yosegi, type de marqueterie japonaises, trouvent le murier, utilisé pour le jaune, le noyer offrant le pourpre, et le cèdre chinois pourvoyeur de rouge.

Le Yosegi est  principalement utilisée pour la décoration des accessoires de cuisine, toupies, petits meubles … et des Himitsu Bako.
Ces boites initialement utilisées pour cacher un bien précieux comme une lettre, un bijou ou de l’argent,  sont dotées d’un système d’ouverture complexe, composé de pièces mobiles à déplacer dans un ordre précis, afin de finaliser une combinaison qui en permet l’ouverture.
D’autres boites disposent d’un mécanisme interne nécessitant la pression sur un bouton dissimulé dans la marqueterie pour déclencher l’ouverture.

Percer les secrets de ces boîtes belles mystérieuses demande des trésors d’ingéniosité.
Pour en indiquer les dimensions, les japonais utilisent le « sun » comme unité de mesure. (1 sun = 3.03 cm).
Ainsi une boite 4/10 signifie 4 suns pour la plus grande longueur et 10 mouvements pour l’ouverture.
Et les boites les plus sophistiquées, extrêmement complexes, peuvent nécessiter jusqu’à 100 mouvements pour atteindre l’ouverture.

Je n’ai aucun talent pour les casse-tête.
Mais la beauté de certaines de ces boîtes les rendent précieuses, indépendamment du secret qu’elles contiennent…

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