La fine équipe…

Un été, j’ai profité d’être en vacances, de passage dans les Cévennes avec mon Capitaine, pour aller faire un reportage dans une ferme où étaient élevées des chèvres et… des ânes miniatures.
Je n’en avais jamais vus jusqu’alors, et j’ai adoré les rencontrer.
Une scène nous avait particulièrement amusés alors que nous étions dans les prés avec les propriétaires.
Ils nous avaient expliqué que les ânes avaient tendance à filer, histoire de voir si l’herbe était plus verte ailleurs.
Pourtant, toutes les parcelles étaient entourées de clôtures souples.
Alors que nous parlions, nous avons eu une démonstration de la technique employée par ces créatifs petits personnages.
Nous avons assisté à une évasion en direct: l’un d’eux a tenu le fil de la clôture en hauteur afin de laisser passer le reste de ses compères, qui ont joué la fille de l’air avec un plaisir très évident.
C’était hilarant…

Cet épisode, je ne pensais pas le revivre dans notre home sweet home.
Et pourtant…
Comme Babou, qui se remet à une vitesse folle de son intervention, n’est pas encore tout à fait propre, j’ai choisi de ne pas la laisser galoper dans toute la maison en liberté.
Lorsque je suis dans mon bureau, par exemple, mes trois Mogwaïs m’y suivent, et je condamne sommairement l’entrée avec un carton que je coince d’un côté dans le chambranle de la porte et, de l’autre, contre le mur, en le maintenant avec une bouteille d’eau pleine.
La première heure se passe en général sans souci: Babou et Kali jouent ensemble tandis que Pomme se repose.
Mais arrive toujours le moment où elles se lassent.
Je les sors tous les trois quarts d’heures environ, pour éviter les accidents, et elles en profitent pour courir et manger une croquette au passage avant de revenir au bureau avec moi.
Puis vient inexorablement le moment où elles en ont assez d’être confinées.
Si je ne réponds pas tout de suite à leur demande de quitter la pièce, elles se transforment en ânes fugueurs super miniatures et très organisés.
Dans un premier temps, Kali se charge de renverser la bouteille, ce qui libère le carton.
Pomme le déplace ensuite avec son nez et sa tête, avec l’aide de Babou, puis ouvre la route en prenant la clé des champs, suivie par ses deux complices.
Et je suis… consciente que la cheffe de meute que je suis censée être est reléguée au rang de spectatrice!

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