Le Diable s’habille en Pravda 2

Meryl Streep est l’une de mes actrices préférées.
J’apprécie autant ce qu’elle est en tant que femme que comme comédienne.
J’avais donc très envie de voir Le Diable s’habille en Prada 2.
Mon Capitaine, qui n’est pas un grand fan du monde de la mode (c’est le moins que l’on puisse dire!), a cependant voulu me faire plaisir et m’a accompagnée dimanche pour voir ce film qu’il a finalement apprécié… c’est en tout cas ce qu’il m’a dit!
Il faut reconnaître que cette suite possède un charme très particulier.
Dix-neuf ans après le premier film, retrouver Miranda Priestly, Andy Sachs, Emily Charlton et surtout l’inoubliable Nigel provoque un vrai plaisir de spectatrice.
Le Diable s’habille en Prada est devenu avec les années davantage qu’une simple comédie sur l’univers de la mode et du journalisme.
Le film est presque entré dans la culture populaire.
Certaines répliques sont devenues cultes, certaines scènes aussi, et le personnage de Miranda Priestly reste sans doute l’un des rôles les plus marquants de la carrière pourtant immense de Meryl Streep.
Il faut dire qu’elle y est extraordinaire…
eu d’actrices possèdent cette capacité à imposer une présence aussi forte avec une telle économie de gestes!
Un regard glacé, une voix calme, une simple pause dans une phrase… et toute une pièce semble se figer autour d’elle. Pour moi, Meryl Streep apporte à Miranda quelque chose de beaucoup plus subtil qu’une simple rédactrice tyrannique.
Derrière la dureté, le film laisse apparaître une femme vieillissante dans un univers qui adore la nouveauté et déteste perdre le pouvoir.
Face à elle, Anne Hathaway retrouve son personnage d’Andy Sachs avec beaucoup de naturel.
La jeune femme, désormais talentueuse journaliste, a évolué, mûri, mais conserve cette douceur un peu maladroite si attachante.
Anne Hathaway possède toujours cette lumière très particulière à l’écran qui fonctionne parfaitement face à la sophistication glaciale de Miranda.
Et puis il y a Stanley Tucci dont chacune des scènes est un bonheur.
Stanley Tucci apporte à Nigel une ironie délicieuse, une élégance presque britannique, mais aussi une humanité discrète qui donne au personnage de la profondeur.
Dès qu’il apparaît à l’écran, le film gagne immédiatement en saveur.
Les échanges entre Nigel et Miranda, et entre lui et Andy comptent d’ailleurs parmi les moments les plus savoureux du film.
Derrière les vêtements haute couture, les bureaux luxueux et les défilés spectaculaires, Le Diable s’habille en Prada 2 parle surtout du temps qui passe, du pouvoir, des sacrifices que certaines carrières exigent et de la difficulté à rester au sommet dans un monde qui change sans cesse.
Le film joue avec la nostalgie du premier opus, mais sans donner l’impression de recycler simplement une vieille recette.
L’esprit du premier film est toujours là.
Plusieurs nouveaux acteurs rejoignent également l’aventure, parmi lesquels Kenneth Branagh et Lucy Liu, apportant une énergie différente à cette suite très attendue.
Depuis sa sortie, le film rencontre un immense succès public… et évidemment, les premières rumeurs concernant un éventuel troisième volet circulent déjà.
Le succès du film pourrait bien convaincre les studios de poursuivre l’aventure.
Les acteurs ont avoué qu’ils ne seraient pas contre à condition que le troisième opus soit tourné dans un délai court.
Pas question d’attendre une nouvelle fois 19 ans: Meryl Streep s’en est amusée dans une interview en disant qu’elle aurait alors 96 ans!
En sortant des salles de cinéma, j’aime bien écouter les commentaires des spectateurs.
Ceux de dimanche, provenant de femmes de toutes générations, m’ont prouvé que je n’étais de loin pas la seule à avoir apprécié!


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