Depuis longtemps, je fais partie de ces personnes qui dorment peu.
Les longues nuits de huit ou neuf heures voir plus ne font pas partie de mon quotidien et, pendant des années, je me suis demandé si ces nuits trop courtes n’allaient pas finir par impacter ma santé.
Je m’étais fait une raison… et j’imagine que nous sommes beaucoup dans ce cas-là
Jusqu’à cette semaine où une étude relayée récemment par la revue Nature m’a un peu rassurée.
Je vous en fais profiter: elle pourrait vous remettre le moral au beau fixe!
Une étude édifiante a été menée par une équipe de Columbia University Irving Medical Center, aux États-Unis.
Le principal auteur est Junhao Wen, professeur assistant en sciences radiologiques à Columbia.
Ces chercheurs ont analysé les données de près de 500 000 personnes âgées de 37 à 84 ans afin de mieux comprendre les liens entre durée du sommeil et vieillissement biologique.
Leur objectif était de déterminer comment notre sommeil influence les mécanismes de vieillissement de l’organisme. Bien sûr, le manque de sommeil reste mauvais pour la santé.
Dormir trop peu provoque un stress physiologique important et perturbe le bon fonctionnement du corps.
Mais ce qui est intéressant, c’est que les chercheurs ont également constaté qu’au-delà de huit heures de sommeil par nuit, certains indicateurs biologiques commençaient eux aussi à se dégrader.
Autrement dit, dormir beaucoup n’est pas forcément synonyme de meilleure santé.
Selon cette étude, le sommeil prolongé pourrait favoriser une inflammation chronique et être associé à un déclin cognitif latent.
Les chercheurs évoquent également un risque accru de certaines maladies systémiques.
D’après leurs conclusions, la durée idéale de sommeil se situerait entre 6 h 30 et 8 heures par nuit.
Les chercheurs estiment même qu’un point d’équilibre optimal pourrait se situer autour de 7,7 heures pour les femmes et environ 7 heures pour les hommes.
Je dois reconnaître qu’en lisant cette étude, je me suis dit que mes nuits plus courtes n’étaient peut-être pas aussi catastrophiques que je l’avais imaginé.
Finalement, le plus important semble être moins la quantité excessive de sommeil que la régularité, la qualité du repos et l’équilibre général de l’organisme.
J’ai encore des progrès à faire, mais c’est plutôt positif!