La couverture

J’ai avec mon petit fils une relation assez pittoresque, composée de plusieurs volets.
Il y a d’abord les conversations basées sur ce qu’il vit et ce qu’il aime.
Nous passons beaucoup de temps à détailler ses goûts et ses passions, que je projette ensuite dans les cadeaux que je peux lui offrir sans crainte de me tromper lors des différentes occasions qui jalonnent l’année.
Ce week-end, nous avons ainsi squatté mon ordinateur pour choisir ses cadeaux d’anniversaire que j’ai commandés dans la foulée, après avoir longuement comparé avec lui les qualités et les défauts du matériel nous menant au clavier et à la souris de ses rêves.
Autre facette: je l’ai nommé samedi mon secrétaire particulier.
Lorsque nous allons dans mon bureau, (sanctuaire en principe fermé au public à quelques rares exceptions près!), je lui montre mon travail.
Et il m’arrive de prendre son avis comme ce fut le cas pour le design des livres d’une même collection de biographies dont deux sont déjà sorties.
Je suis dans l’écriture de la troisième et il est important pour moi d’harmoniser ces couvertures pour qu’elles soient repérables au premier coup d’oeil.
L’une des qualités de Petit Scarabée est d’être plutôt pondéré dans sa manière d’analyser les choses.
Après un examen attentif des deux premières couvertures, il a pointé des différences que je peux facilement modifier pour la deuxième édition.
C’est d’ailleurs ce que je me suis empressée de faire dès son départ.
Précieux…
Enfin, nous continuons à jouer comme des gamins.
Notez qu’il est beaucoup plus vieux que moi: il a douze ans… mais cela ne l’empêche pas de tenir à nos parties de bagarre-couverture, sport que nous pratiquons depuis longtemps.
Je m’explique.


J’ai un point commun avec Linus Van Pelt, le petit garçon qui, dans la BD Les Peanuts, est le copain de Charlie Brown.
Lui et moi sommes attachés à une couverture.
De mon côté, cela se traduit par le fait que lorsque je suis dans le canapé, une couverture n’est jamais loin de moi.
Pas toujours la même, notez.
Elle me sert de coussin, de… couverture, ou de déclencheuse de fous rires.
Le grand plaisir d’Aurélien consiste à me la chiper dès qu’il pense que je ne le vois pas.
Mais je veille!
Et il sait qu’au terme de notre combat, la sentence tombe à chaque fois: il finit emmailloté dans la dite couverture.
Jusqu’ici, c’est toujours moi qui ai gagné.
Mais cela peut changer avec le temps…
Depuis le temps que je parle de lui, peut-être avez-vous envie de le découvrir, notre Petit Scarabée?
Et bien, avec son accord, je publierai demain une photo de lui, pour la première fois…

par

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *