
Amoureux des films de science-fiction, mon Capitaine et moi sommes allés voir La Fin d’Oak Street.
Le point de départ pouvait séduire…
Tout commence dans une rue américaine parfaitement ordinaire, avec ses maisons, ses habitants, ses petites habitudes, qui se retrouve soudain projetée dans un endroit où, manifestement, le règlement du lotissement n’a plus cours… et où circulent des dinosaures.
Beaucoup de dinosaures.
Très vite, une question essentielle se pose dans la pratique: comment éviter de se faire gober par ces charmantes créatures?
Et c’est là que ma relation avec La Fin d’Oak Street a commencé à se compliquer.
Le début fonctionne très bien.
Je voulais comprendre…
Le problème, c’est que le film, lui, semblait avoir d’autres priorités.
Pendant une bonne partie de l’histoire, pour les habitants concernés, il faut courir, se cacher, attendre, repartir, échapper à un dinosaure puis à un autre.
Je n’ai rien contre les dinosaures, ils font leur travail avec beaucoup de conscience professionnelle.
Ils poursuivent les humains, montrent les dents et tentent de les manger… impossible de leur reprocher un manque d’investissement dans leur rôle.
Mais au bout d’un moment, j’aurais aimé que les humains, eux, aient autre chose à faire.
Le début possède un vrai mystère et la fin remet soudain en marche tout ce qui m’avait intéressée au départ.
À ce moment-là, j’ai retrouvé le film que j’espérais voir.
Entre deux, j’avais surtout perfectionné mes connaissances en matière de survie préhistorique.
Heureusement, il y a Anne Hathaway.
Je l’aime beaucoup et ce film ne m’a pas fait changer d’avis.
Elle est crédible dans la peur sans passer son temps à hurler, crédible dans l’action sans se transformer subitement en super-héroïne et, surtout, elle donne envie de s’intéresser à ce qui arrive à cette famille.
Ce n’était pas gagné puisque les dinosaures, eux, prennent beaucoup de place.
Je ne me suis pas ennuyée au point de regarder l’heure toutes les dix minutes.
Mais je suis sortie avec l’impression qu’un film plus intéressant se cachait quelque part à l’intérieur de celui que je venais de voir.
J’aurais aimé qu’il soit un peu plus abouti.
Parce qu’un dinosaure qui veut manger quelqu’un, au fond, nous comprenons assez vite son projet.
Mais là… il y avait vraiment beaucoup de scènes irréalistes, d’incohérences…
Et surtout… j’ai surtout eu le sentiment qu’une bonne idée de départ n’avait pas trouvé la manière de se raconter à la hauteur de ce qu’elle promettait.
Tout le monde n’a malheureusement pas le talent narratif de Spielberg…
Je vous laisse avec la bande-annonce: vous aurez peut-être envie de le voir… et avoir un tout autre avis que le mien!