
Pomme nous a quittés un soir de juin dernier.
Et le fait qu’elle repose dans un coin ombragé du jardin me permet de mieux supporter son absence.
Sa petite tombe est un endroit que nous entretenons, où ont été déposées, par nous et par d’autres qui l’aimaient, des pierres gravées et un petit objet rappelant sa présence.
Pour l’hiver, nous avions installé des arrangements résistants aux intempéries.
Ils ont bien rempli leur office.
Et bientôt lorsque le printemps sera installé, je vais les remplacer par des fleurs fraîches.
C’est la dernière chose que je peux faire pour ma fidèle et tendre compagne de près de 16 ans.
Lorsque je vais lui rendre visite, Babou et Kali me regardent.
Soit, lorsque le terrain est humide, je leur demande de rester vers la maison… ce qu’elles font en s’asseyant à l’entrée et en me suivant des yeux.
Soit elles viennent me retrouver et restent très sages à mes côtés, comme si elles sentaient qu’ici, on ne se comporte pas comme des pandours.

Peu après le départ de Pomme, mon Capitaine a planté un petit camélia blanc non loin de sa petite tombe.
Par expérience, je sais combien les camélias sont fragiles lorsqu’ils sont au début de leur vie.
Après cet hiver bien corsé, j’ai donc été voir s’il avait survécu.
Et oui: il semble en bonne forme et a même sorti deux ou trois boutons.
Je ne suis pas convaincue qu’ils arriveront jusqu’à l’éclosion… mais c’est bon signe!