Mais qui est ce phénomène?

J’ai découvert sur Facebook un chanteur dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’ici, Daniel Brevik.
Une vraie surprise.
Ce qui interpelle c’est ce timbre très grave, une voix de baryton-basse, solide, travaillée, qui ne ressemble pas à ce que l’on entend habituellement dans les reprises qui circulent en ligne.
Son apparence est saisissante elle aussi: grande carrure, barbe, allure de viking, il impose une présence visuelle forte, alors que sa technique vient du chant lyrique.
Daniel Brevik est un artiste américain formé au classique, passé par le New England Conservatory, et a une carrière bien réelle dans le monde de l’opéra.
Il a été remarqué très tôt, notamment après avoir remporté un concours de la NATS à Boston, puis grâce à la bourse Wendy Shattuck.
Il a ensuite travaillé avec des figures importantes du milieu et s’est produit sur des scènes reconnues comme le Symphony Hall de Boston ou le Lyric Opera de Chicago. Il a aussi participé à des productions importantes, en particulier la création de l’opéra “Twenty-Seven” de Ricky Ian Gordon, où il incarnait Ernest Hemingway, un rôle qu’il a repris à plusieurs reprises, y compris à New York.
Sa voix a été saluée par la critique, le Washington Post évoquant une voix impressionnante et sonore, capable de puissance comme de douceur.
Mais ce qui rend son parcours particulier, c’est la manière dont il a développé en parallèle une présence massive sur les réseaux sociaux.
Sous le nom de “BigBrev”, il publie des reprises qui rencontrent un public très large.
Il cumule aujourd’hui des centaines de milliers d’abonnés sur plusieurs plateformes et des dizaines de millions d’écoutes.
Certaines collaborations ont connu un succès considérable, comme “Valhalla Calling” ou encore la reprise de “Hoist The Colours” qui a circulé dans des centaines de milliers de vidéos.
Ce mélange entre une formation d’opéra exigeante et une diffusion directe sur les réseaux crée un profil assez rare.
Il apporte une vraie technique, une couleur vocale très marquée, et il touche un public qui ne va pas forcément à l’opéra.
À côté de cela, il enseigne le chant dans le Massachusetts et reste engagé dans des projets éducatifs, avec une attention particulière portée aux publics jeunes ou défavorisés.
Ce qui retient l’attention, c’est ce parcours double, à la fois très ancré dans le monde lyrique et totalement inscrit dans les usages actuels.
Constatez par vous-mêmes…

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