J’ai lu une petite brève, dernièrement, qui devrait faire plaisir aux seniors.
Elle disait ceci:
Selon une étude réalisée par deux chercheurs en psychologie, Gilles Gignac, de l’University of Western Australia, et Marcin Zajenkowski, de l’Université de Varsovie (Warsaw), les capacités psychologiques humaines atteindraient leur apogée entre 55 et 60 ans. En dépassant les seuls critères de la performance cognitive, les chercheurs montrent que des traits comme la stabilité émotionnelle, la résistance mentale ou le caractère consciencieux continuent de progresser avec l’âge, faisant de 60 ans un possible sommet du fonctionnement mental.
Bon, évidemment, je dois me rendre à l’évidence, j’ai dépassé le seuil fatidique.
Cela veut-il dire que, après 60 ans, nous sommes périmés?
Absolument pas, répondent d’autres études menées sur le sujet.
L’idée serait même l’inverse de ce que suggèrent ces travaux.
Accrochez-vous, c’est ici que le moral remonte: dire qu’un certain équilibre psychologique culmine autour de 55-60 ans ne signifie pas qu’il disparaît ensuite, ni que la valeur d’une personne décline brusquement après cet âge.
Avant cette étape, certaines capacités comme la rapidité cognitive peuvent être plus élevées, mais l’expérience, la stabilité émotionnelle et la capacité de recul sont encore en construction. Vers 60 ans, ces différents aspects se combinent souvent de manière particulièrement harmonieuse.
Et après 60 ans, il peut y avoir des évolutions, comme à tout moment de la vie.
Certaines fonctions peuvent ralentir, mais d’autres continuent de se renforcer ou se transforment.
Le jugement, la compréhension des situations humaines, la capacité à relativiser, à décider avec prudence ou à transmettre deviennent souvent plus riches.
Il est donc plus juste de parler de transformation que de déclin.
Mais ne rêvons pas: rien ne se met en place automatiquement à un âge donné, comme par magie.
Les qualités évoquées dans cette étude (stabilité émotionnelle, discernement, capacité de recul) sont le fruit d’un parcours, d’expériences intégrées et, souvent, d’un certain travail sur soi.
Le cerveau reste plastique fonctionne selon un principe assez simple.
Ce qui est sollicité se développe, ce qui ne l’est pas a tendance à s’appauvrir.
Une personne qui a cultivé sa curiosité, réfléchi à ses expériences, appris à gérer ses émotions, continuera généralement à progresser dans ces domaines avec l’âge.
À l’inverse, ces qualités ne surgissent pas spontanément au passage d’un cap chronologique.
Mais même après 60 ans, il reste tout à fait possible de développer ces facultés.
Lecture, échanges, apprentissages nouveaux, remise en question, attention portée à sa vie intérieure… tout cela nourrit les capacités.
Et cela me donne des idées… dont je vous parlerai une autre fois!