Encore raté

Samedi dernier, lorsque j’ai passé la matinée avec Roxane, je lui ai dit, alors qu’elle était sur le départ:
– Et n’oublie pas que la nuit qui vient est celle de l’année à ne pas manquer!
– Ah bon? Pourquoi?
– Et bien on change d’heure! Et… on peut dormir une heure de plus!


Hum.
Chaque année, c’est la même chose: je fantasme sur ce retour à l’heure d’hiver comme s’il allait fait disparaître la fatigue accumulée, uniquement grâce à ma pseudo « heure de sommeil en plus ».
Et chaque année… je fais un bide, si vous me passez l’expression.
Cette année, donc, j’étais bien décidée à récupérer, à savourer ce cadeau annuel.
Mais il a encore fallu que mon cerveau fasse tout le contraire de ce que j’attendais de lui.
Tout ce que je demandais, c’était qu’il consente à se débrancher.
C’était trop lui demander…
En pleine nuit, à 2h50, je me suis réveillée.
Ou plutôt IL m’a réveillée!
Soit dix minutes avant le passage symbolique d’une heure à l’autre.
Dans le noir, j’ai éclairé ma montre et mon téléphone portable et j’ai attendu.
Et c’est ainsi que j’ai assisté au tour de passe-passe: au moment de passer à 3 heures… les deux cadrans ont indiqué 2 heures.
Ciel! J’ai assisté à un événement en direct!
J’ai éteint mes appareils et j’ai expliqué à mon cerveau qu’il pouvait se rendormir l’esprit tranquille.
Mais ce spécimen décidément très indépendant a décidé de n’en faire qu’à sa tête.
Il a continué à réfléchir, à m’interpeller sur l’utilité de ce changement, me rappelant au passage l’interview que j’avais faite il y a quelques années d’une membre du Conseil Européen qui m’avait certifié que « cette année, c’est la dernière fois que nous passons à l’heure d’été! »
Tant et si bien que je n’ai pas pu me rendormir avant 4h30… pour me réveiller à nouveau une heure plus tard, soit à l’heure où je me réveille d’habitude en mode estival.
Ensuite… et bien j’ai lu jusqu’à ce que la journée commence pour de bon.
Je ne désespère pas: l’an prochain, je préparerai mieux encore ce retour à l’heure d’hiver.
Peut-être que cette fois… j’aurai une nuit de rêve.
Sait-on jamais!

par

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *