Un dico pas comme les autres

J’avais très envie d’acquérir Le Dictionnaire amoureux du Japon »… que j’ai eu la joie de découvrir parmi mes cadeaux de Noël.
N’ayant jamais lu aucun ouvrage de la collection des « Dictionnaires amoureux », je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.
J’imaginais un livre peu épais en format de poche… et j’ai eu la surprise de me retrouver face à un pavé de plus de 1200 pages, à peine plus petit qu’un format A5.
Un tel ouvrage ne se lit pas comme un livre normal, comme tout bon dictionnaire qui se respecte.
J’ai commencé sa lecture par la lettre, A, découvrant du même coup, l’existence et le parcours d’un écrivain japonais célèbre : Abe Kobo.
Au fil des mots tout classés par ordre alphabétique évidemment, je suis rentrée dans l’intimité du Japon, dans sa réalité, ses coutumes, ses traditions, ses personnages célèbres ou méconnus, sa sensibilité, grâce à la connaissance impressionnante qu’en a l’auteur de cet ouvrage, Richard Collasse.
En guise de préambule, il cite un extrait des lettres du Japon, publiées en 1888 dans lesquelles Kipling écrivait : «Le Japon, ce pays, trop délicieux, pour qu’on le salisse de sa plume!»
Il explique encore que s’il n’a pas écrit ce livre plus tôt, c’est parce qu’il respectait l’adage de Lao Tseu, estimant que «Celui qui sait, ne parle pas. Celui qui parle ne sait pas.».
Il a préféré suivre « la voix de la discrétion de l’humilité, voir de l’effacement des maîtres japonais, qui ont l’élégance de se taire, de ne pas parler, de ne pas enseigner et se contentent de montrer. »
Pour ma part, alors que je suis toujours dans la lecture de ce livre très documenté, je suis ravie qu’il ait changé d’avis…
Si vous avez parmi vos proches une personne intéressée par le Japon, n’hésitez pas à lui offrir cet ouvrage: elle en aimera la variété, le sérieux et les illustrations délicates.


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