Petit dada

Nous avons tous nos « dadas ».
On peut aussi les appeler nos « madeleines de Proust », mais je laisse l’expression aux médias qui, en ce moment, la servent à toutes les sauces.
Bref, revenons à nos moutons dadaesques…
Les miens sont si nombreux que je ne les compte pas.
Pour ceux qui seraient dans le flou lorsque je parle de dada, vous aurez compris que je ne parle pas de chevaux mais de ces petits riens qui embellissent discrètement nos vies.
Pour ma part, j’avoue avoir notamment une grande attirance pour les belles étoffes.
J’aime les toucher, les regarder, me noyer dans leurs couleurs, connaître leur provenance, leur histoire, leur mode de fabrication.
A tel point que, à deux reprises au court de mon existence, cette passion m’a poussée à acheter un vêtement en sachant qu’il y avait fort peu de chances pour que je les porte un jour.
Simplement pour leur beauté ou leur originalité.
Le premier est une veste en velours qui a déjà eu les honneurs d’Ecriplume.


Je la porte de temps en temps… et mon Capitaine me la jalouse!
Le deuxième est un étrange kimono vendu par une grande maison de prêt-à-porter allemande, mais confectionné en Inde.
Lui m’a fait chavirée lorsque j’ai vu ses manches brodées.
Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi: un grand coup de foudre…
J’ai avec ce vêtement une relation très particulière et, disons… confidentielle.
Je ne l’ai jamais porté en public (je pense que, selon la percutante formule de ma grand-mère maternelle, il m’irait « comme un coup de poing dans l’oeil »!), mais il n’est pas abandonné pour autant.
A chaque fois que je me retrouve dans la « pièce de repassage », c’est-à-dire plus souvent que je le souhaiterais, je lui rends visite.
Je le sors de l’armoire, je le regarde, je le caresse…
Et si je suis seule dans la maison, je l’enfile, le temps du repassage, pour le plaisir.
Je confirme: il ne me va toujours pas, mon miroir est d’ailleurs du même avis… mais je n’en ai rien à faire: il reste l’un de mes favoris et me donne l’impression de repasser en mode princesse orientale!
L’amour ne s’explique décidément pas!

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