Avec le nombre d’activités et les projets sur lesquels je travaille en ce moment, j’ai retrouvé un sentiment que j’ai souvent éprouvé au cours de ma vie.
Mon bureau rétrécit.
Si, je vous assure que je n’exagère pas… et je savais exactement ce qui me donnait cette impression.
À l’extrême gauche de mon plan de travail, un dossier installé depuis des années prend ses aises.
Je le nourris régulièrement d’idées, d’articles découpés à lire « de toute urgence », et de toutes sortes de choses que je garde pour plus tard.
C’est mon dossier à fouillis.
Un fouillis plus ou moins organisé, mais qui avait fini par atteindre un stade préoccupant.
Je ne pouvais plus le fermer.
Or, quand le fouillis déborde de son territoire, c’est le moment de réagir…
J’ai donc vidé un tiroir.
Dit comme cela, ça paraît simple, mais il a pourtant fallu une intervention drastique pour faire de la place dans ce tiroir qui, lui non plus, ne m’avait pas attendue pour se remplir.
Une fois le terrain dégagé, j’y ai installé mon dossier et son contenu.
Dorénavant, je le consulterai plus souvent et je trierai petit à petit ce que j’y ai accumulé.
Le bout de mon bureau a retrouvé une allure raisonnable.
J’avoue que j’ai déjà commencé à y poser quelques petites choses qui ne devraient pas s’y trouver, ressemblant curieusement à un bébé dossier à fouillis, mais je reste encore loin de la situation précédente.
Et j’ai l’impression d’avoir agrandi mon plan de travail. Bref, je suis assez fière de moi.
’ai réussi à me sentir plus à l’aise dans la pièce sans avoir à pousser les murs.
Il me reste deux choses à faire: surveiller ce fameux bord gauche, qui semble avoir une vocation de terre d’accueil… et garder à l’oeil le fameux tiroir.
Si la moindre feuille commence à tenter de s’en échapper, je réagirai sans pitié.
Et si quelqu’un me dit que je n’ai fait que déplacer le problème… je serai très vexée!
Consciente, mais vexée quand même.