Depuis des mois, j’attendais les élections américaines de mi-mandat, les fameuses midterms.
Je m’étais documentée sur ce rendez-vous électoral, sur ses enjeux, ses mécanismes, ses tenants et ses aboutissants.
Comme beaucoup d’entre nous, j’avais suivi la campagne, les sondages, les analyses politiques, les évolutions de l’opinion américaine car je voulais comprendre ce qui se préparait et, surtout, mesurer les conséquences que ces élections pourraient avoir bien au-delà des frontières des États-Unis.
Autant dire que mercredi matin, j’étais un peu fébrile…
Il était encore très tôt lorsque j’ai ouvert mon ordinateur pour consulter la presse internationale.
J’avais beaucoup d’espoir, mais aussi une pointe d’appréhension: les sondages avaient beau annoncer une progression des démocrates, rien n’est jamais joué avant le verdict des urnes.
Et là… bonheur!
Les résultats qui tombaient annonçaient une victoire écrasante des démocrates…
Les images de liesse à travers tout le pays étaient révélatrices!
Même si le président ainsi répudie par son peuple reste en place pour le moment, les résultats de ces élections de mi-mandat peuvent modifier considérablement les rapports de force à Washington, limiter certaines de ses initiatives et redonner au Congrès un rôle de contre-pouvoir.
C’est précisément ce que j’espérais.
Comme tant de gens à travers le monde, j’aimerais que cette nouvelle configuration favorise un retour à davantage d’harmonie, d’humanité, de bon sens et d’équilibre dans les relations internationales.
Que les échanges entre les grandes puissances retrouvent un peu de sérénité et que les tensions cessent de s’aggraver au gré des déclarations et des décisions présidentielles.
Et surtout, j’espère que cette victoire aura des conséquences positives pour l’Ukraine, qui en a tant besoin, et qu’elle contribuera à apaiser les tensions autour de l’Iran.
Je sais bien qu’il faudra du temps et que les deux prochaines années risquent d’être politiquement mouvementées aux États-Unis.
Mais l’espoir revient…